• Expliquer le processus : j’explique le plus souvent à mes patients exactement ce que je vais faire. Même dans les cas où j'utilise une instruction d'oubli par exemple, j'en demande auparavant l'autorisation au patient, en expliquant pourquoi je le fais.

  • Borner le traumatisme (partie consciente)
    Cette partie est absolument essentielle : l’inconscient travaille de manière logique et précise. Aussi il faut donner des instructions simples et claires, éviter les approximations ou les propositions devant être interprétées.
    Aussi, le premier travail est de définir l’événement traumatique que l'on va dérouler comme un film en imaginant une image AVANT le traumatisme et une image APRÈS le traumatisme. Il convient de choisir des images suffisamment loin du trauma pour que le contenu émotionnel soit atténué. D'autre part, je vais demander que ces images soient petites, lointaines, en noir et blanc. J'appelle ces images DEBUT et FIN ce qui facilite le travail, car on y fait sans cesse référence, et ces images ont été choisies pour leur faible contenu émotionnel.
    Il peut être intéressant de demander si le patient a construit une image associée ou dissociée. (Il voit l'image comme elle se présentait, ou il se voit lui même également dans l'image)

  • Inviter le client à entrer en hypnose :
    Je propose à mon client d'entrer en transe (il y a mille manières de le faire) parfois un simple « CLOSE YOUR EYES » comme le faisait parfois Erickson au cours de la conversation suffit quand le client est entraîné.

  • DÉROULER LE FILM un grand nombre de fois comme défini ci-dessous (calibrer que le client est OK comme on le fait toujours en Hypnose). On utilise constamment les signes de doigt pour indiquer qu'un passage du film est terminé.

    -Jouer le film petit, loin, noir et blanc de DEBUT à FIN. Faire un signe de doigt à FIN. Revenir à DEBUT
    -jouer le film avec juste les sons,
    revenir à DEBUT

    -jouer avec juste les sensations (ce qui j'en conviens est irréaliste, mais cela n'a jamais gêné personne dans ma pratique)
    Revenir à DEBUT
    -jouer image + sons

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Revenir à DEBUT
-jouer images + sons + sensations
(éventuellement selon les cas, l'odeur peut être importante et on peut l'ajouter) Revenir à DEBUT
-grande image couleur + Sons + Sensations
Revenir à DEBUT
2 fois plus lentement
Revenir à DEBUT
-trois fois plus rapide
Revenir à DEBUT

Cette fois on arrête à FIN.
On joue image couleur en marche arrière
Revenir à FIN
On ajoute successivement à l'image le son, les sensations, en marche arrière. On peut éventuellement jouer associé dissocié.

La dernière partie est très importante :
On va demander au patient de jouer à nouveau le film qu'il vient de faire (grande image + sons + sensations) en marche arrière, et de revenir à FIN chaque fois qu'il atteint DEBUT. Puis de rejouer le film de lui même un grand nombre de fois, de plus en plus vite jusqu'à ce que ce dernier ne dure plus qu'un instant.

On propose une intégration d'une ou deux minutes et on revient à la conscience.

L'ensemble du processus, même avec des traumatismes graves, tient facilement dans l'heure quand on est un peu entraîné. La double dissociation, le rythme tranquille avec lesquels on focalise l'attention du client sur le processus, et le processus lui-même ont deux conséquences :
- L'émotion liée au traumatisme est diluée dans l'action

- La guérison survient en général naturellement. L'impact du trauma a considérablement diminué. On le vérifie en général quand le client nous annonce « qu'il a pu en parler à ses proches. 

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