Mardi 5 février 2013 . A l’institut REPERE
André de CHATEAUVIEUX et Eva MATESANZ :
Mars et Vénus sur le divan
Guerre des sexes ou danse des polarités, cohabitation passive ou alliance créatrice… Les relations que nous tissons entre féminin et masculin prennent leur source dans nos histoires familières et notre imaginaire collectif.
Tout cela agite en profondeur notre manière d'accompagner nos clients et de nous développer. Alors ce sont ces histoires-là et cet imaginaire intime que nous détricoterons dans cette conférence-atelier animée aussi au féminin/masculin. Et, pour mieux remonter aux sources, nous inviterons chacun à un voyage en enfance ; l'enfance qui, à l'origine, est « asexuée » et où le sexe est pourtant si présent ; comme un mystère à résoudre.
A l'issue de cette conférence chacun pourra se repérer dans ses jeux familiers qui freinent la danse des polarités, en coaching et dans sa vie, et s'ouvrir à d'autres formes de relations, y compris celle, pleine, avec soi-même.
André de CHATEAUVIEUX est coach de dirigeants et superviseur de coachs. Il est chargé d'enseignement à Paris II pour le master 2 Coaching. Il a contribué à plusieurs ouvrages collectifs et notamment "Le grand livre de la supervision" (Eyrolles, 2010). Et il partage ses pratiques en continu sur son blog : www.art-de-changer.com
Eva MATESANZ débute comme Manager-coach en multinationale américaine, formée par le cabinet anglo-saxon de référence pour l'entreprise.Elle crée son activité de coach en 2010 et emprunte des chemins de traverse pour développer sa pratique singulière : la psychanalyse, le toucher relationnel et le combat thérapeutique en coaching.Co-auteur de "100 secrets de managers qui réussissent" (Kawa 2012), et au quotidien, sur son blog : www.vous-et-voies.com
Ce fut une magnifique soirée, passionnante et de haut niveau
Voici le billet d'Eva MATESANZ sur son blog:
Le thème d’hier soir était : Mars et Vénus sur le divan.
Nous avons vite oublié Mars pour Vénus et puis Saturne a éclipsé le tout. Un nom de code pour un projet.
Puis nous avons laissé tomber tout projet, toute contrainte de forme aussi.
Partager. Dire ce qui me vient.
En présence du groupe que, restreint, psychologie sociale reconnait comme étant un divan pour chacun.
Sans préséances sociales, sans jugement moraux, sans la logique avec laquelle on nous apprit à parler :
- Gade ! mange pomme papi. Fou patout !
- Regarde papi comment il mange sa pomme… Et le reste était de trop.
Ni André ni moi ne reprendrons, même si en tant que poètes Andrée Zérah nous a, au groupe, introduits.
En langue originelle, en liens, tels que, en notre psychisme surgis, toujours pareil depuis.
Et la liberté pour chacun d’être soi. Pas tant tel qu’il fût, mais tel qu’il se réinvente sous nos yeux et en nos mains. Et oui, nous nous sommes aussi un instant tenu les mains. Les liens des corps creusent le lien. De chacun en lui. De lui en elle. Mars et Vénus revenus, là où on ne les attendait plus.
Mais revenons surtout à la morale de la mythique fable humaine : de se permettre de parler en liens tout personnels, permet de les redéployer bien plus souples qu’ils n’étaient, au moment du « de trop ». Parce que chaque de trop de nous est ce peu que nous laisserons là. Hier au coeur de ce groupe. Hors temps sur Terre et par-delà.
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